
Habillage cuivre
Lucarnes, débords, bavettes, chapeaux : le cuivre façonné sur mesure pour protéger et embellir la toiture.
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Zinguerie · Cheminées
Une cheminée traverse la toiture : son raccord avec la couverture doit être parfaitement étanche. L’abergement est l’ouvrage métallique qui assure cette jonction.
Abergement
Chaque souche de cheminée qui traverse un toit crée une discontinuité dans la couverture. En amont, l’eau qui descend la pente vient buter contre la souche ; sur les côtés, elle ruisselle le long de la maçonnerie ; en aval, elle doit retrouver les tuiles sans s’infiltrer. L’abergement est l’ensemble des pièces métalliques qui gèrent ces trois zones : le back ou besace en amont, les bandes latérales sur les côtés, la bavette en aval.
Dans les maisons anciennes de Pierrevert, de nombreuses cheminées sont encore raccordées par de simples solins en mortier, qui se fissurent et fuient. Sur les maisons plus récentes, des abergements mal dimensionnés ou mal fixés posent les mêmes problèmes.
Nous réalisons des abergements sur mesure en zinc ou en cuivre, en neuf ou en remplacement.

Réalisation
Chaque souche a ses dimensions, son inclinaison, sa position dans la pente. Nous prenons les cotes sur place et façonnons les pièces en atelier ou directement sur le chantier. L’écran sous toiture est relevé et raccordé autour de la souche, les liteaux repris, puis le métal est posé avant les tuiles.
Les parties hautes sont engravées dans la maçonnerie de la souche ou recouvertes par un contre-solin, pour que l’eau ne puisse jamais passer derrière.

Matériau
Le cuivre se façonne parfaitement autour des formes complexes et se soude de façon très fiable. Il résiste aux fumées et aux condensats acides mieux que le zinc et prend une belle patine. Sur une rénovation de toiture, c’est souvent le choix que nous recommandons pour les cheminées.
Le zinc reste une solution efficace et plus économique, à condition de l’isoler du cuivre et des fumées agressives.
Notre méthode
Gouttières, noues, solins, abergements, rives : nous localisons l’origine exacte des infiltrations et des débordements, souvent à distance de la tache visible à l’intérieur, et nous vous montrons les photos des défauts constatés.
Développés, pentes, longueurs, angles : chaque mesure est relevée sur le toit pour façonner des pièces ajustées au millimètre, plutôt que d’adapter tant bien que mal des éléments standard qui laissent toujours un jour.
Zinc naturel ou prépatiné, cuivre, aluminium laqué : nous vous conseillons selon l’exposition, l’esthétique de la maison et le budget, en veillant à ne jamais associer des métaux incompatibles sur un même écoulement.
Pliage, soudure à l’étain, pattes de fixation qui laissent le métal se dilater sous le soleil d’été, engravures dans la maçonnerie et raccords étanches avec les tuiles. Chaque pièce est posée dans le sens de l’écoulement.
Avant de lever le chantier, nous vérifions les pentes, faisons couler l’eau dans les gouttières et les noues et contrôlons chaque raccord. Vous recevez les photos de l’ouvrage terminé.
En amont de la cheminée, l’eau de toute la partie supérieure du versant vient s’accumuler contre la souche. Sur une souche large, cette zone est la plus sensible. Le back, ou besace, est une petite pente inversée qui divise l’eau et la renvoie de part et d’autre de la souche. Sans lui, l’eau stagne, remonte sous les tuiles et s’infiltre.
Nous dimensionnons le back en fonction de la largeur de la souche et de la pente du toit. Sur les grandes cheminées des mas et bastides, cet ouvrage fait toute la différence.
Un abergement parfait ne sert à rien si l’eau entre par le haut de la cheminée. Nous contrôlons l’état de la souche, de son enduit, de son couronnement et du chapeau. Une souche fissurée boit l’eau qui ressort ensuite dans les combles, donnant l’impression d’une fuite de couverture. Selon les cas, nous reprenons l’enduit, posons un chapeau ou une plaque de couronnement en métal, ou rejointoyons les briques.
Pour les cheminées inutilisées, une solution consiste à les araser sous la couverture et à refermer le toit, ce qui supprime définitivement le point faible, sous réserve des règles d’urbanisme.
Lorsque l’abergement est refait, nous vérifions aussi les distances de sécurité entre le conduit et les bois de charpente. Une ancienne cheminée dont les chevrons touchent le conduit présente un risque d’incendie. Nous vous le signalons et pouvons réaliser un chevêtre conforme lors des travaux.

Finition
En aval de la souche, la bavette renvoie l’eau sur les tuiles. Sa largeur et son relevé sont calculés pour qu’aucune goutte ne passe dessous, même par vent fort.
Les souches en pierre ou en brique du vieux village demandent un abergement adapté à leurs irrégularités : nous façonnons chaque pièce au plus près de la maçonnerie.
Assurance et engagement
Nos travaux de couverture, de zinguerie et de charpente relèvent de la garantie décennale : pendant dix ans après la réception du chantier, les désordres qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, une infiltration par exemple, sont pris en charge.
Notre entreprise est assurée en responsabilité civile décennale. L’attestation est jointe à chaque devis : vous savez avant de signer que votre toit est protégé.
La décennale ne dispense pas de bien travailler, elle en est la conséquence : un artisan qui engage sa responsabilité pendant dix ans n’a aucun intérêt à bâcler un chantier. Conservez votre facture et le procès-verbal de réception, ils vous seront utiles en cas de vente de la maison.
Tout savoir sur la garantie décennaleQuestions fréquentes
L’eau poussée par le vent remonte sous un abergement insuffisant ou pénètre par une souche poreuse. Un contrôle permet d’identifier la zone en cause.
Le cuivre est plus durable et résiste mieux aux fumées. Le zinc est plus économique et convient bien à la plupart des situations.
Oui, seules les tuiles autour de la souche sont déposées puis reposées.
Ce n’est pas indispensable pour l’abergement, mais nous vous conseillons de faire contrôler le conduit si la cheminée est utilisée.
Oui, en l’arasant sous la couverture et en refermant le toit. Si la souche est visible depuis la rue, une déclaration préalable peut être nécessaire.
Une à deux journées pour une cheminée de taille courante, selon l’état de la souche et l’accessibilité.
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Nous inspectons la cheminée et son raccord, et vous remettons un devis gratuit.