Sous le bord des toits de Provence, ces rangées de tuiles en encorbellement font partie du paysage. La génoise est à la fois un élément décoratif et un ouvrage utile, qui mérite d’être entretenu.
Une origine italienne
Selon la tradition, la génoise doit son nom aux maçons venus de la région de Gênes, qui l’auraient diffusée en Provence. Elle se compose d’un à trois rangs de tuiles canal scellées au mortier, avançant chacun un peu plus que le précédent sous l’égout du toit.
Un rôle de protection
La génoise éloigne l’eau de pluie de la façade. Sur les maisons sans gouttière, encore nombreuses dans les villages, c’est elle qui protège le haut des murs des ruissellements. Elle remplace aussi le débord de toit en bois, sensible à l’humidité et au feu.
Les signes d’une génoise à restaurer
- des fissures dans les joints de mortier ;
- des tuiles descellées ou manquantes ;
- de la végétation installée entre les rangs ;
- des morceaux de mortier ou de tuile tombés au pied de la façade ;
- des coulées sombres sur l’enduit sous la génoise.
Comment la restaurer
Les éléments instables sont purgés, les tuiles saines récupérées, puis les rangs sont remontés au mortier de chaux, plus souple et plus respirant que le ciment. L’alignement et le débord régulier sont essentiels : une génoise se lit de loin. Le dernier rang est raccordé à l’égout de la couverture.
Une question de sécurité
Une génoise dégradée peut laisser tomber des fragments d’une hauteur importante, dans une rue ou sur une terrasse. Dès que des chutes sont constatées, il faut sécuriser la zone et faire intervenir un professionnel.
Plus d’informations sur notre page génoises provençales.




